Oh là, faillit oublier dans tout ça le défi de Melle Bulle moi ! Heureusement que Marie me l’a rappelé…

J’ai décidé finalement de vous montrer quelques lieux de mon enfance à Dijon, dans mon quartier de la Maladière (si vous êtes Suisse, sachez qu’il y a aussi un quartier de la Maladière à Lausanne).

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Ces deux modestes maisons ont bercé mon enfance. Au 32 vivaient mes grands-parents maternels où j’ai des souvenirs d’omelettes aux pommes de terres, de salades de pissenlit et gâteaux apéro en triangle dans une cuisine éclairée au néon.

 

Dijon_22_rue_du_26_meMais c’est au 22 où j’ai passé le plus de temps, puisque ma grand-mère paternelle me gardait. Je me souviens du lilas en fleur, de la cuisinière au bois, des chats qui ronronnaient sur mes genoux, et de l’odeur de l’eau de Cologne ambrée, et de ma grand-mère qui chantait avec la radio.

 

 

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Ça c’est l’école maternelle où ma petite copine s’appelait Isabelle M. et où la maitresse faisait repérer les chiffres à mes camarades sur l’imprimé de ma blouse…Ah ! les feuilles de vignes en plâtre (on est en Bourgogne quand même !) peintes avec tant de soin…

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Maintenant l’école primaire où seule ma première année n’a pas été mixte. Dès mon CE1, je passais à droite du bâtiment, ex-école des filles, et retrouvais une partie des filles quittées en maternelle, pour jouer avec les marrons en automne dans la cour. (NB : les arbres que l’on voit ici était tout petits à l’époque !)

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Sur le chemin de l’école je m’arrêtais parfois pour acheter des bonbons vendus pour quelques centimes de francs à la pièce. Renaud en a bien parlé dans Mistral Gagnant (ci-dessous dans ma reprise préférée par les Enfoirés) :

 

 

 


 

Dijon_Aux_Comptoirs

Quand j’ai été assez grand (en âge pas en taille !) ma grand-mère m’a envoyé faire des petites courses « aux comptoirs » puisque le magasin s’appelait à l’époque « les Comptoirs de Bourgogne » je crois.

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Au début des années 70, mes parents ont acheté un appartement dans cet immeuble, pratiquement en face de l’école primaire. Le jour de l’emménagement, le chantier de construction n’était pas fini et le camion de déménagement a traversé une tranchée sur 2 planches ! Les extérieurs ont bien été aménagés depuis, même si cette grande grille est un peu imposante…

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Au printemps, quand je prenais cette rue pour aller au collège, il « neigeait » des pétales de fleurs roses. Je n’étais pas peu fier le jour où j’ai pris le vélo pour la 1ère fois (après avoir repéré le trajet de 15 minutes avec mes parents le dimanche précédent…)

 

 

Dijon_le_coll_ge

Et pour terminer le collège flambant neuf à l’époque, face à la gendarmerie où vivaient beaucoup de mes camarades. Lieu déterminant pour ma vie d’adulte : grâce à une prof d’anglais avant-gardiste, j’ai découvert la langue d’Harry Potter (à l’époque on disait Shakespeare…), puis l’Angleterre sur place en classe de sixième, puis de nouveau en troisième. Avec le recul, je pense que c’est là que s’est jouée ma carrière de traducteur-interprète, rien de moins.

 

En espérant que cette incursion dans les années 70 et 80, de Jean Ferrat et « Sacré Félicien » à John Travolta et « You’re the one that I want », vous a distrait, j’attends avec impatience de lire vos contributions à ce défi.

(Toutes les photos viennent de Google Street View)