Certains jours, rien ne va…mais c’est d’un jour où tout a bien été dont va parler ce billet.

Tout avait commencé il y a quelques temps quand Gary, alias Papy Chinois, avait gentiment accepté de me construire un établi dans mon atelier.

Toujours dans mon esprit récup, je lui avais demandé de le faire dans les lames de terrasse en pin autoclavé en surplus.

Voici un résumé en image :

Comme Mme Recrafteuse et moi-même avions bien observé le travail, et après avoir pris de l’assurance avec nos autres projets comme le coffre poubelle, par exemple, Mme Recrafteuse nous a lancé un défi pour le week-end : ranger le côté opposé de l’atelier et y construire un autre établi. Chiche !

Première étape : débarrasser le coin de l’atelier…où il faut bien l’avouer, j’avais entassé un peu n’importe comment un bric à brac de matériaux retirés d’autres pièces de la maison, ou récupérés ici et là. Et depuis cette semaine, je suis en outre l’heureux propriétaire de 2 nouvelles machines (dont je vous parlerai une autre fois, patience…) une scie circulaire sur table, et une table pour défonceuse, dont j’ai besoin pour…ah ben non, raté, je ne vais pas vous le dire…disons que ce sera un meuble d’inspiration américaine !

Je disais donc qu’après avoir fait place nette, nous nous sommes rappelé que le radiateur avait besoin d’une prise murale (en vue d’un programmateur pour cet hiver, étant donné qu’il pense que « hors gel » et « 20°C »  c’est la même chose…c’est bête un radiateur !). Une vieille prise et une boite d’encastrement faite sur le champ (rien ne nous arrête, décidément !) et voilà le travail. Plus facile de travailler dans ce coin-là avant que l’établi ne soit monté…c’est évident.

Prise en sailie

Nous avons commencé par couper à dimension les 6 montants et 3 traverses supérieures de telle sorte que le plateau (soit 4 lames de largeur) soit à la hauteur…de mon nombril. Ce petit détail, trouvé sur le net, fait toute la différence entre travailler confortablement et se casser le dos. Note mentale à moi même : y penser lors de la construction/rénovation d'une cuisine.

Puis nous avons coupé, et fixé, les 4 lames de l’unique étagère du côté gauche. L’avantage évident de faire du sur-mesure, c’est de mettre les étagères où l’on veut en fonction de ce que l’on veut ranger (ici mes 2 machines susnommées, une sur le sol, et l’autre au 1er étage !) :

Cadre gauche

Ensuite, nous avons équipé le montant central de 2 lattes (de palette cette fois) pour y fixer 2 étagères, soit 3 logements bien pratiques sur une trentaine de centimètres de large. Le reste de la longueur du mur de l’atelier, dans le coin, étant réservé pour les rouleaux et lattes posés debout :

Montant central

Nous avons ensuite, pour être sûrs du gabarit, installé le cadre de l’établi en place, contre le mur gauche de l’atelier :

Cadres en place 

En vissant les différentes lames, l’ensemble a encore une certaine flexibilité :

Cadre et rayons droits

Découpe

Ici on voit une découpe réalisée dans 3 lames pour épouser le mur. Encore un avantage du sur-mesure !

Cette flexibilité inquiète quand on veut avoir un établi d’équerre, mais nous avons en fait vérifié l’aplomb de l’ensemble au moment de visser les 4 lames du plateau supérieur :

Plateau supérieur

Enfin sur cette dernière photo, les rangements créés :

Vue des rayons

Evidemment, il reste encore un peu de rangement à faire, et je vous épargne la vision d’un certain désordre après le remplissage du meuble, mais en fait exactement 4 heures après le début des travaux, au moment même où nous remettions tout en place, une averse a un peu précipité les choses…

J'attends avec impatience vos commentaires (même courts !) et je posterai ici vos réalisations similaires. C'est comme cela que l'on s'enrichit !