Un lisseur qui change la vie
NB : ce billet n'est pas une publicité rémunérée
Si vous n'avez jamais pesté en vous débattant avec un joint silicone, ce billet ne vous intéressera pas.
Par contre, si vous avez connu les affres du joint qui dégouline, qui est soit trop épais soit trop mince, qui gondole, qui fait des paquets...enfin vous voyez le topo !
Donc si vous êtes dans ce cas-là, vous serez interessé par ce qui se rapproche de l'outil idéal pour ce travail, et que Mme Recrafteuse m'a acheté :
Il s'agit d'un lisseur avec un embout interchangeable (pour faire toutes les épaisseurs de joints). Avec lui, plus de problème, le joint est régulier, il suffit de le tremper dans l'eau régulièrement et de le faire coulisser sur le joint de silicone déposé avec le pistolet habituel. Les cotés de l'embout permette également de racler l'excédent éventuel.
Il marche également bien pour les joints de carrelage en pâte. (Je ferai prochainement un billet, même si cela sort un peu de l'objectif de ce blog...)
L'autre extrémité est doté d'une lame intérieure pour ouvrir les opercules de cartouche ou découper la buse au bon diamètre (beaucoup plus sûr que le cutter habituel). Le manche se terminant en raclette est aussi pratique pour enlever l'excès de silicone après séchage.
Quant à son compagnon l'extracteur, vendu avec, je ne l'ai pas encore testé. Je ferai un édit sur ce billet. A suivre donc !
Mon beau sapin...
Puisque c’est le premier billet de l’année, laissez-moi vous souhaiter, cher lecteur assidu, ou de passage,
une bonne année 2012.
Qu’elle vous apporte tout ce que vous désirez, que ce soit personnel ou professionnel. Et je nous souhaite encore plus de protection de la planète, de recyclage, et de recraft !
Comme l’indique le titre (qui est d’ailleurs fait un peu pour ça quand même), je vais vous parler de notre sapin de Noël 2011.
Mme Recrafteuse et moi n’avions pas trop envie de ressortir de la cave le sapin artificiel (par ailleurs plutôt joli pour un artificiel), pas très motivés non plus pour faire une nouvelle tête au sapin en médium de l’année dernière…
Donc en regardant les blogs de déco, pratiquement sans se concerter, on est tombé sur des choses comme ça :
Voulant faire un sapin en 3D plutôt que le type à poser contre un mur, nous sommes partis sur le type «empilement de planche sur un axe ».
La première étape a été de déterminer les dimensions qui nous convenaient (environ 70 x 70 cm d’encombrement à la base pour 1 m de haut). Et donc début décembre, j’ai profité de la douceur de la météo pour tracer à la craie la forme triangulaire sur la table du jardin. Cela m’a donné à la fois la quantité de planches nécessaires et leurs dimensions.
Pour l’harmonie et le réalisme (bon, c’est quand même un sapin en planches !), j’ai réservé les planches les plus larges et les plus épaisses pour les « branches » du bas, et préféré des planches plus étroites et plus minces pour la cime. Pour info, il s’agit de bois de palettes récupéré.
La pointe m’est apparue tout à coup comme une évidence pour terminer la cime, et comme vous le verrez dans le résultat final, elle a vraiment sa place pour visuellement finir la forme conique/triangulaire (les puristes me pardonneront mon utilisation approximative des formes géométriques, mais je suis un littéraire de formation…).
Mme Recrafteuse, toujours de bon conseil, m’a suggéré de placer entre chaque planche une entretoise faite d’un manche à balai de gros diamètre. Scie radiale et perceuse sur colonne ont rendu le travail vraiment plus facile.
Une fois les planches poncées, il ne restait « plus qu’à » assembler le tout grâce à une tige filetée (dimension 1 m, achetée neuve à l’ancienne verte et noire). Chaque planche est donc percée au centre à un diamètre légèrement supérieur à la tige. J’ai préféré avoir un peu de jeu pour pouvoir orienter les planches pour le côté esthétique, pour donner du volume au sapin, et aussi pour le côté pratique, à savoir pouvoir replier le sapin à plat pour le stockage le reste de l’année.
Pour la stabilité, j’ai opté pour un pied en croix, avec assemblage à mi-bois (merci la défonceuse).
Malgré tout, la tige filetée reste souple. Mais après tout, un sapin naturel est souple aussi, et pas forcément droit comme un i ! Le résultat s’est un peu amélioré en ajoutant un boulon au dessus du pied, et en haut de l’arbre, juste sous la pointe. J’ai d’ailleurs percé la pointe plus profondément afin qu’elle tienne mieux sur la tige filetée, elle-même coupée à la bonne longueur.
Puis vient l’étape d’orientation des branches, et différents essais pour que l’ensemble soit harmonieux.
Et finalement, la décoration. Cette année, il s’agissait d’un mélange de boules du commerce (colées au pistolet à colle), d’un « Christmas stocking » reçu en cadeau par Mme Recrafteuse, et de décorations en feutrine fabriquées par Mme Recrafteuse (la plupart, et toutes les finitions cousues) et moi (le petit chalet) le jour même. Même si je suis forcément partial, je les trouve très réussies, et bien dans le thème Noël vintage.
J’attends donc vos commentaires, suggestions, astuces et surtout, si vous aussi vous avez fabriqué votre sapin, ou si vous en avez vu un sur un blog qui est particulièrement réussi, je suis très intéressé de voir cela !
Des lunettes enfin étanches !
Un billet court aujourd'hui, entre les préparatifs de Noël et le travail.
Comme je pratique l'autodérision, je ne résiste pas à l'idée de vous montrer à quoi je ressemble avec mes nouvelles lunettes de sécurité qui ont la particularité d'avoir un joint en silicone, ce qui les rend étanches à la poussière. Après avoir souffert lors de la dernière utilisation de ma défonceuse, pour chanfreiner du médium (le projet sera posté ici même quand il sera terminé), j'ai décidé de m'équiper comme il faut.
Une fois mon casque antibruit sur les oreilles (mon atelier est petit et réverbère les sons), mon "nez de cochon" pour éviter de respirer la poussière sur ma bouche et mon nez, et les lunettes de sécurité étanches sus-nommées...devant les yeux, donc, je ressemble plus à un ouvrier états-unien qu'à une gravure de mode, mais au moins, c'est efficace.
Pour ceux que cela intéresserait, j'ai commandé mes lunettes en ligne sur www.seton.fr (qui ne me rémunère pas pour cette mention !).
Et à bientôt pour les photos de mon projet de Noël qui reste une surprise pour l'instant !
L'adirondack
Billet principalement en image aujourd’hui, sur un projet qui a commencé le 2 septembre…déjà !
Mme Recrafteuse ayant trouvé sur un magazine un tuto pour réaliser un fauteuil adirondack, elle nous a lancé cela comme défi. L’adirondack, qui tire son nom des montagnes américaines éponymes, est pour nous rangé dans ce coin de notre mémoire où l’on va trouver les grosses voitures américaines et le thé glacé au citron…Nous voici donc embarqués pour recréer une petite touche américaine sur notre terrasse en bois, pardon, notre decking !
En fait de tuto, on se rend vite compte qu’il s’agit d’un reportage technique…mais que beaucoup est laissé à l’imagination du menuisier. Autre souci, dans notre région, pas de scierie à tous les coins de rue, donc il faut prendre les dimensions de bois que les enseignes noir et vert, ou jaune et bleu nous proposent…parfois en bois brut qu’il a fallut raboter nous-même !
Dieu merci, il se trouve que Mme Recrafteuse a, à la fois, une formation de dessinatrice industrielle et l’expérience des chantiers, elle a donc pu dessiner la forme des montants latéraux et des accoudoirs (fantaisistes dans le magazine…)
et établir le débit des pièces de bois (du pin). A noter qu'à ce stade, nous avons modifier les dimensions parce qu'une fois de plus, le fauteuil avait été prévu pour des tailles mannequins...l'avantage du fait maison !
Fabla (notre flat coat, voir le billet ici) ne manque jamais une occasion d’aider…enfin elle pense qu’elle aide, mais en fait elle se couvre de sciure et mâchonne toutes les petites chutes qu’elle trouve !
J’ai donc procédé (quand je dis « Je », c’est en fait « nous », puisqu’on a travaillé en équipe avec Mme Recrafteuse) à mettre les pièces à dimension, largeur d’abord avec la scie circulaire, longueur avec la scie radiale, puis forme avec la scie sauteuse. Ensuite pour certaines pièces (la barre transversale des accoudoirs, les lattes d’assise et de dossier) découpe à mi-bois à la défonceuse . La découpe en biais et en courbe d’une pièce arrière m’a d’ailleurs posé un sérieux problème, moi qui ne suis pas très doué pour la géométrie dans l’espace et les angles…
Après la pose du support bas arrière (où je fixerai le bas des lattes du dossier), je pose les lattes d’assises et nous essayons de les répartir au mieux (dois-je le préciser ? le « tuto » reste silencieux sur ce point…).
Puis les montants verticaux…qui, visuellement, à ce stade sont penchés…
Suite à une erreur de report de mesure, je dois refaire l’accoudoir droit.
Et finalement, j’emboite les accoudoirs sur les montants verticaux.
Il s’agit maintenant de fixer les lattes de dossier de manière à ce que cela fasse le bel effet éventail qui donne tout son charme à ce type de fauteuil. Plusieurs choix :
On a finalement opté pour la forme “éventail régulier”. Reste que l’arrondi doit être joli. Donc après avoir calé les lattes (fixées provisoirement en bas) pour avoir un intervalle régulier,
j’ai tracé avec un crayon et un fil fixé sur la vis centrale, en bas.
Puis c’est le montage final, après quand même une surprise : la dernière latte d’assise doit être coupée en biais pour laisser la place aux lattes de dossier…et la scie sauteuse a horreur de couper en biais une latte de si petite dimension…un vrai défi…et une réparation au mastic à bois finalement.
Dès qu’il est terminé, Cheeky doit absolument l’essayer…et Fabla, pour ne pas être en reste, prend la pose de bonne grâce !
Après une période d’intempérie sous bâche, c’est finalement la lasure blanche, une couche hier par votre serviteur,
puis une deuxième aujourd’hui, sous le pinceau expert de Mme Recrafteuse qui était, je l’avoue, quand même plus motivée que moi.
Le résultat de cette 2ème couche est donc impeccable.
On attend vos commentaires !
Un établi sur mesure
Certains jours, rien ne va…mais c’est d’un jour où tout a bien été dont va parler ce billet.
Tout avait commencé il y a quelques temps quand Gary, alias Papy Chinois, avait gentiment accepté de me construire un établi dans mon atelier.
Toujours dans mon esprit récup, je lui avais demandé de le faire dans les lames de terrasse en pin autoclavé en surplus.
Voici un résumé en image :
Comme Mme Recrafteuse et moi-même avions bien observé le travail, et après avoir pris de l’assurance avec nos autres projets comme le coffre poubelle, par exemple, Mme Recrafteuse nous a lancé un défi pour le week-end : ranger le côté opposé de l’atelier et y construire un autre établi. Chiche !
Première étape : débarrasser le coin de l’atelier…où il faut bien l’avouer, j’avais entassé un peu n’importe comment un bric à brac de matériaux retirés d’autres pièces de la maison, ou récupérés ici et là. Et depuis cette semaine, je suis en outre l’heureux propriétaire de 2 nouvelles machines (dont je vous parlerai une autre fois, patience…) une scie circulaire sur table, et une table pour défonceuse, dont j’ai besoin pour…ah ben non, raté, je ne vais pas vous le dire…disons que ce sera un meuble d’inspiration américaine !
Je disais donc qu’après avoir fait place nette, nous nous sommes rappelé que le radiateur avait besoin d’une prise murale (en vue d’un programmateur pour cet hiver, étant donné qu’il pense que « hors gel » et « 20°C » c’est la même chose…c’est bête un radiateur !). Une vieille prise et une boite d’encastrement faite sur le champ (rien ne nous arrête, décidément !) et voilà le travail. Plus facile de travailler dans ce coin-là avant que l’établi ne soit monté…c’est évident.
Nous avons commencé par couper à dimension les 6 montants et 3 traverses supérieures de telle sorte que le plateau (soit 4 lames de largeur) soit à la hauteur…de mon nombril. Ce petit détail, trouvé sur le net, fait toute la différence entre travailler confortablement et se casser le dos. Note mentale à moi même : y penser lors de la construction/rénovation d'une cuisine.
Puis nous avons coupé, et fixé, les 4 lames de l’unique étagère du côté gauche. L’avantage évident de faire du sur-mesure, c’est de mettre les étagères où l’on veut en fonction de ce que l’on veut ranger (ici mes 2 machines susnommées, une sur le sol, et l’autre au 1er étage !) :
Ensuite, nous avons équipé le montant central de 2 lattes (de palette cette fois) pour y fixer 2 étagères, soit 3 logements bien pratiques sur une trentaine de centimètres de large. Le reste de la longueur du mur de l’atelier, dans le coin, étant réservé pour les rouleaux et lattes posés debout :
Nous avons ensuite, pour être sûrs du gabarit, installé le cadre de l’établi en place, contre le mur gauche de l’atelier :
En vissant les différentes lames, l’ensemble a encore une certaine flexibilité :
Ici on voit une découpe réalisée dans 3 lames pour épouser le mur. Encore un avantage du sur-mesure !
Cette flexibilité inquiète quand on veut avoir un établi d’équerre, mais nous avons en fait vérifié l’aplomb de l’ensemble au moment de visser les 4 lames du plateau supérieur :
Enfin sur cette dernière photo, les rangements créés :
Evidemment, il reste encore un peu de rangement à faire, et je vous épargne la vision d’un certain désordre après le remplissage du meuble, mais en fait exactement 4 heures après le début des travaux, au moment même où nous remettions tout en place, une averse a un peu précipité les choses…
J'attends avec impatience vos commentaires (même courts !) et je posterai ici vos réalisations similaires. C'est comme cela que l'on s'enrichit !
De bonnes idées...
Mon métier (eh oui, je ne suis pas recrafteur à temps plein...) m'amène de plus en plus souvent à m'intéresser au développement durable, à l'éco-construction et à l'environnement en général.
J'ai pensé aujourd'hui partager avec vous, fidèles ou occasionnels visiteurs, quelques liens vers des entreprises innovantes. Et les (souvent jeunes) créateurs qui les ont présenté m'ont vraiment donné envie de les suivre dans le temps. Les voici :
Des enseignes qui produisent de l'énergie
Un service permettant l'utilisation des surplus de béton des grands chantiers, dans une approche où toutes les parties prenantes sont gagnantes :
Un récupérateur de chaleur pour l'eau sortant de votre...douche ! EHtech
Et enfin le retour du constructeur automobile Matra, une conversion à l'écologie avec une vision originale et à mon avis prometteuse : l'électro-mobilité Matra MS
Si vous avez, vous aussi, des coups de coeur pour une entreprise écologique, mettez-le en commentaire, et j'irai voir avec plaisir !
Poubelle de plan de travail - Episode 1 Juillet 2009
J'ai oublié de préciser que le modèle acheté est livré avec un conteneur de 7 litres. C'est un peu petit, alors, j'ai découpé le fond et il se déverse dans la grande poubelle cachée dans le placard. Pas d'odeur, très pratique et surtout très hygiénique puisque situé juste à côté de l'évier, le tout est nettoyé naturellement, plusieurs fois par jour... :)
Rendez-vous bientôt pour l'épisode 2 !
Un trésor dans la maison
On dit que chaque maison recèle un trésor. Ne croyez pas que je vais vous raconter que j’ai trouvé des lingots dans un mur, ou que j’ai parodié une émission de téléréalité de M6 et gagné des centaines d’euros en vendant en salle des ventes tout le fatras que je gardais de déménagement en déménagement…
Quoique…j’écris ce billet pour me reposer d’une journée de marché aux puces comme vendeur cette fois, et devant chez moi. Et la journée a été assez fructueuse en fait puisque les frais d’inscription ont été largement remboursés. C’était notre objectif ce matin avec Mme Recrafteuse, puisque la météo nordiste, si clémente, voire caniculaire hier, de ces dernières semaines avait pris son dimanche. Ce pauvre parasol confectionné avec dévotion par les moines de l’abbaye de Leffe (ah non ?) peinait à retenir de grosses gouttes poussées par le vent de travers…
Mais je m’égare (surement une infection au bacille de Klobb), ce n’est pas de ce trésor que je parle, mais de celui-ci :
Cette caisse (ainsi que la boite de riz dont je vous parlerai prochainement) dormait au fond de la cave depuis des années…et m’attendait en fait !
Même si je n’ai pas encore fait l’inventaire de son contenu (ce sera l’objet d’un prochain billet) je suis déjà très heureux. J’ai trouvé tout de suite des rabots visiblement prévus pour faire des rainures et languettes, qui s’appellent (sous réserve de recherches plus approfondies) des guillaumes, des bouvets, ou autres rabots à gorges selon ce site d’un menuisier passionné. Il y a aussi une égoïne ancienne (peut-être une scie passe partout), une fausse équerre, des limes et des vieux tournevis, une truelle en forme de feuille, et un trusquin, outil en bois constitué d’une tige carrée sur lequel coulisse une platine carrée en bois de 20 cm de côté et qui sert « pour le traçage de lignes parallèles au bord de la pièce de bois et plus particulièrement pour le traçage des tenons et des mortaises.» Ne serait-ce que pour le voyage dans le temps, c’est déjà un bonheur !
Il ne me reste plus qu’à nettoyer tout cela et essayer d’affuter les fers. (Rendez vous dans un prochain billet)
Si vous connaissez ces outils anciens, merci de laisser un commentaire sous ce billet. Toute information est la bienvenue.
Coffre à poubelles en bois recyclé
Aujourd'hui, un billet un peu particulier, puisqu'il est tout en image. J'attends néanmoins vos commentaires...écrits !
J'ai reçu un(e) award !
L'idée était donc de vous dire 7 choses sur moi que vous ne connaissiez pas. Les voici donc en vrac, n'y voyez pas un ordre d'importance quelconque, de même qu'on ne peut pas dire si on préfère son père, sa mère, sa femme ou ses enfants ! (A ce sujet, mon père, parait-il, quand il était enfant repondait à la question "Tu aimes mieux ton père ou ta mère" par "j'aime mieux le lard !". Ce n'est pas de lui, puisque cette expression donne quand même plus de 1600 résultats sur Google...mais c'est un petit clin d'oeil à mon grand-père paternel Alfred, tripier de son état, que je n'ai jamais connu.). Revenons à nos moutons :
1 Je suis passionné depuis mes 12/13 ans par les langues et les cultures étrangères. A tel point que j'en ai fait mon métier, traducteur/interprète et depuis quelques années, professeur de traduction. J'ai attrapé le virus en allant 5 jours à Londres en 6ème et en 3ème, puis une rencontre avec un prof d'anglais comme on n'en fait plus en 1ère, 2 séjours au Pays de Galles, un échange au Canada anglophone...et 25 ans, à quelques jours près, après ma première traduction professionnelle, je fais aujourd'hui à temps plein (C'est rien de le dire !) le métier qui me passionne. Même si par la force des choses, je me suis spécialisé dans l'anglais, ce qui est étranger m'intéresse toujours, même si j'ai parfois droit à des regards réprobateurs quand je demande à un Black ou un Maghrébins d'où il est originaire. Cela n'a pour moi rien de désobligeant.
2 Comme Marie, j'ai un peu de mal avec l'a peu près et la médiocrité. Certains pourront me trouver élitiste parce que je préfère aller voir un spectacle du Quatuor plutôt que me bourrer la gueule (appelons un chat un chat) avec des supporters de foot...j'ai conscience que je peux être pénible parfois à râler parce qu'un sous-titre ou une traduction simultanée est de mauvaise qualité à la télé...
3 Je suis susceptible. La susceptibilité, comme les phares de voiture mal réglés, c'est toujours les autres que ça gêne le plus. Cela dit, avec l'aide de ma tendre et chère, je me soigne, mais c'est un long processus...
4 Je ne suis pas quelqu'un de foncièrement organisé. En voyant l'état de mon bureau actuellement, on pourrait penser que c'est un doux euphémisme, mais mon étude graphologique dit "organisé quand il le faut". Ainsi, dans mon métier, et sur mon ordinateur, tout est bien rangé, et je n'envoie pas la traduction sur le recyclage du zinc à mon client spécialiste de la mode sénior !
Photo : yatoobin
5 Je suis un littéraire. Pas dans le sens à discuter à n'en plus finir jusqu'au bout de la nuit sur le sens profond de l'oeuvre de Proust (quoique j'aime bien lire). Plutôt dans le sens que je ne suis pas du tout "chiffre". Un tableau de statistiques ne me parle pas du tout, mais je peux m'extasier, par exemple, sur un billet de blog comme ceux de Moi-je.
6 Ma musique préférée, c'est la country. Une fois que vous aurez fini de ricaner, je vous expliquerai que c'est une musique qui va du Blue Grass avec banjo et mandoline, au latino/cha-cha, jusqu'au crossover style Leann Rhimes ou Shania Twain, en passant par le western swing et quand même une belle tripotée de chansons patriotiques comme seuls les Américains osent en faire. Un exemple de country swing, un genre peu connu :
7 Enfin, je ne rechigne jamais à "bien" m'habiller. Etant quand même raisonable, je ne dépense pas tout le budget du ménage dans des costumes Kenzo ou des chemises Lacoste, mais si certains de mes confrères ne mettent un costume et une cravate que par obligation, ce n'est pas mon cas ! J'ai un grand nombre de chemises (on doit avoir le choix non ?) et une sélection de cravates, et je mets toujours un point d'honneur à combiner tout cela pour que mes clients ou ma famille ne me voient pas toujours avec la même tenue...et j'ai la chance que Mme Recrafteuse adore m'accompagner pour me choisir une nouvelle tenue de temps en temps, elle qui n'aime pas le shopping !
Photo : david.nikonvscanon
Alors à qui le tour, ça vous a donné envie de nous en dire un peu sur vous ? Si vous le faites, laissez un commentaire ici, et j'irai faire un tour sur votre blog !
*J'ai découvert cette semaine que tag est le nom du jeu de chat en anglais. Donc en fait, un tag sur un blog revient à dire "Touché, c'est toi qui y est".

























































